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Ete 2026 - Diarrhée et fièvre sur les vaches laitières

Derniére mise à jour le : 10/08/2026

Depuis mi-juillet, un épisode qui ressemble à une grippe intestinale des bovins (notamment sur les vaches laitières) a été remarqué dans l'Est de la France (Savoie, Haute-Savoie, Isère, Doubs...) et circule actuellement dans le Rhône : diarrhée et importante chute de lait pendant quelques jours, légère hyperthermie, sans mortalité associée. Des cas similaires ont été observés en Suisse et en Allemagne (Bade-Würtemberg et Bavière).

Selon les recherches scientifiques actuelles, il s'agirait d'un virus Shamonda (SHAV), "apparenté au virus de Schmallenberg" d'après les analyses menées par l'Ecole nationale vétérinaire de Toulouse sur des plasmas de bovins en phase fébrile et/ou de baisse de production issus de plusieurs exploitations laitières de Haute Savoie. 
 
"A ce stade, cette émergence virale suggère [...] une gravité médicale faible à court terme, mais qui pourrait être plus significative, dans les prochains mois, pour les vaches infectées en cours de gestation" (note d'information de l'ENV de Toulouse du 1/08/2026).
 
D'autre part, les conditions climatiques des dernières semaines et le fort stress thermique provoqué pourraient aussi jouer un rôle plus ou moins important dans cet épisode.


Cliquez sur l'image pour télécharger la fiche maladie élaborée par GDSFrance. 

Risque sanitaire pour l'humain : le SHAV n'est pas zoonotique (= non transmissible à l'humain). 

Réglementation : Le SHAV n’est pas une maladie catégorisée au titre de la réglementation sanitaire de l’Union Européenne, elle n’est soumise à aucune mesure officielle de surveillance et de lutte. Cette infection n’est pas non plus réglementée au niveau international par l’Organisation Mondiale de la Santé Animale (OMSA). Aucune prise en charge de visite vétérinaire et d'analyse n'a été annoncée à ce jour par la DGAL.

Zone de répartition : Le virus Shamonda a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et, jusqu'en 2026, avait été signalé de manière sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il est apparu pour la première fois en Allemagne, en Suisse et en France. 

Espèces animales concernées : Les bovins sont considérés comme des hôtes les plus répandus. Les petits ruminants pourraient également être des hôtes du virus.  

Transmission : La transmission se fait très probablement principalement par les moucherons du genre Culicoïdes. Il s’agit du même vecteur que le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et la maladie hémorragique épizootique (MHE).  

Il n'existe aucune preuve de transmission directe significative d'animal à animal, à l'exception de la transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation. 

Symptômes : 
- Les bovins atteints présentent une phase d’infection aiguë composée de signes cliniques discrets tels que fièvre, baisse de la production laitière et diarrhée. Ces signes sont dans la majorité des cas transitoires. 

- Une seconde phase clinique pourrait apparaître si l’infection a lieu sur une femelle gestante et conduire dans certains cas à des avortements et de graves malformations fœtales comme pour la maladie de Schmallenberg. Le risque de malformation foetale est élevé si la vache est infectée entre 1 et 5 mois de gestation. Ainsi des veaux malformés pourraient naitre dans 4 à 8 mois. 

Recommandations pour les éleveurs et les vétérinaires :
Si les symptômes aigus décrits ci-dessus (baisse de la production laitière, fièvre et diarrhée) apparaissent chez des bovins pendant la période d'activité des insectes vecteurs, il est recommandé que l’éleveur contacte son vétérinaire sanitaire pour apporter les soins nécessaires (traitement « symptomatique »).  

Dans un second temps, il est recommandé de suivre les éventuels impacts sur la reproduction (baisse de fertilité, avortement, graves malformations...). 

Pour rappel, dès un avortement de vache, il est obligatoire de procéder à la recherche de la brucellose (déplacement, visite vétérinaire, analyse 100% pris en charge par l'Etat).  














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